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Summary : The Kitzmiller judgment is an important step in the struggle against the development of intelligent design in American schools. In fact, the board of education in Dover public school had decided the teaching of intelligent design in the science curriculum. Judge Jones declares this decision illegal and goes furthermore than his predecessors in his argumentation. He develops the idea that this theory isn’t based on scientific principles. He also asserts that intelligent design is more than an interpretation of creationism : for the State, it is an attempt to get involved illegally in this matter. Résumé :L’arrêt Kitzmiller constitue une avancée importante dans la lutte contre le développement du dessein intelligent dans les écoles américaines. Le conseil de l’école publique de Dover avait effectivement décidé la mise en place d’un enseignement du dessein intelligent en cours de sciences naturelles. Le Juge Jones déclare cette décision illégale et va plus loin que ses prédécesseurs dans son argumentation. Il développe l’idée selon laquelle cette théorie ne se fonde pas sur des critères scientifiques. Il affirme également que le dessin intelligent est plus qu’une simple interprétation du créationnisme : il s’agit pour l’Etat de s’immiscer illégalement dans ce domaine.
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Source : This article is extracted from an online revue called Jurist, legal news and research.
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developers led by law professor Bernard Hibbitts at the University of
Pittsburgh School of Law in Pittsburgh, Pennsylvania, USA.
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Kitzmiller: An Intelligent Ruling on 'Intelligent Design' Last
week the science community in the United States got an early Christmas
present from federal district court Judge John E. Jones III. In a
comprehensive 139-page opinion in Kitzmiller v. Dover School District,
Judge Jones held as a matter of law what scientists have been saying
publicly for years: that “Intelligent Design” is little more than a
slightly disguised version of the old time religion of creationism, and
that as such it may not be taught in public school classrooms.
*The
establishment clause : In the US Constitution, two clauses in
the First Amendment guarantee freedom of religion. The establishment
clause prohibits the government from passing legislation to establish
an official religion or preferring one religion over another. It
enforces the "separation of church and state. Some governmental
activity related to religion has been declared constitutional by the
Supreme Court.
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Traduction : 29 décembre 2005 Stephen Gey, éditorialiste à titre exceptionnel et juriste au Collège des avocats de Floride explique que la caractéristique la plus importante de la décision Kitzmiller du juge américain de district, Jones E. Jones III n’est pas son analyse constitutionnelle mais sa démonstration méticuleuse que l’ID est une science illusoire… La semaine dernière, aux Etats-Unis, la communauté scientifique a reçu, avec un peu d’anticipation, son cadeau de noël provenant du juge du tribunal d’instance, John E. Jones III. Dans son avis approfondi de 139 pages intitulé Kitzmiller contre l’école du district de Dover, le juge Jones a érigé en question juridique ce que les scientifiques avaient dit publiquement depuis des années : le « dessein intelligent » est plus qu’une simple version déguisée de l’ancienne pratique religieuse du créationnisme et qu’elle n’a donc pas à être enseignée dans les salles de classe. Ce n’est pas la première fois qu’une cour a été amenée à expliquer pourquoi la doctrine religieuse créationniste n’a pas sa place dans une classe de science. Au cours des quarante dernières années, la Cour Suprême et les cours fédérales de première instance avaient de manière répétée sanctionné des tentatives d’immixtion de théories religieuses renvoyant à l’idée de création dans les sciences enseignées à l’école publique. Ainsi, en un sens, Kitzmiller est simplement la dernière d’une longue série d’échec des recours des créationnistes devant les cours. Mais, même si ce résultat pouvait être prédit, l’extraordinaire plaidoirie du juge Jones dans Kitzmiller présente trois caractéristiques qui en font l’une des plus importantes décisions relatives au créationnisme. Le première caractéristique de la décision du Juge Jones est sa volonté de dépasser les habituelles conceptions étroites de la cour sur les cas de créationnisme. La plupart des arrêts rendus interdisant l’introduction du créationnisme dans les programmes des écoles publiques adoptaient la position la plus évidente en se focalisant sur le propos clairement religieux qui se cachait derrière tant d’efforts. En favorisant cette approche, les cours avaient suivi la voie tracée par la Cour Suprême. Dans les deux arrêts Epperson contre Arkansas (1968) et Edwards contre Aguillard (1987), la Cour Suprême avait rejeté les autorisations d’enseignement du créationnisme au motif que les agents gouvernementaux qui les imposaient étaient d’abord animés d’intentions religieuses. Les cours préfèrent se concentrer sur les intentions du gouvernement parce que cette approche leur permet d’éviter de se lancer dans une description détaillée expliquant en quoi les idées créationnistes sont par essence religieuses. Malheureusement, en se concentrant sur les intentions du gouvernement plus que sur les idées créationnistes elles-mêmes, les cours ont limité la portée de leurs décisions et invité les partisans du créationnisme à présenter de nouvelles demandes d’autorisation appuyées sur des dossiers législatifs construits pour éviter prudemment toute référence à des intentions politiques. Dans l’arrêt Kitzmiller, le juge Jones fonde sa décision sur le fait que la politique de Dover en matière d’ID était inconstitutionnelle en partie car le fondement habituel des décisions du conseil était motivé par des raisons religieuses. Les défendeurs donnèrent au juge Jones de bons matériaux pour appuyer son argumentation dans ce procès. Il y avait des preuves abondantes que la décision du conseil de l’école de Dover d’introduire l’ID dans les programmes scientifiques scolaires était justifiée par les opinions religieuses de plusieurs membres du conseil ; et, preuves supplémentaires, ces membres avaient tenté de façon peu ingénieuse de nier leurs vraies intentions. Comme l’avait remarqué le juge Jones, plusieurs membres du conseil « voulaient encore et toujours brouiller les pistes et camoufler leur vrais objectifs derrière les principes de l’ID ». L’élément le plus marquant de l’avis rendu par le juge Jones sur Kitzmiller est qu’il ne s’est pas limité au seul fait que le conseil de l’école de Dover avait agi en fonction de motifs religieux inacceptables. Le juge Jones va plus loin et soutien que l’inclusion de l’ID dans les programmes scolaires avait des conséquences religieuses inacceptables et permettait illégalement au gouvernement de soutenir la religion. Ce sont des problèmes intimidants dans les procès concernant l’ID car un juge doit, pour régler ces questions, évaluer si l’ID, outre ses éléments religieux, possède une validité propre en tant que science. Le juge Jones a exécuté cette tâche avec plaisir et ses conclusions détaillées sur les véritables caractéristiques scientifiques de l’ID sont le deuxième aspect distinctif de son opinion. La critique de l’ID en tant que science est la partie la plus importante de la décision Kitzmiller, car l’analyse du juge Jones et ses conclusions finales enfoncent un pieu dans le cœur de la croisade des partisans de l’ID pour contourner l’establishment clause. Le procès Kitzmiller a donné lieu, pendant des semaines entières, à des témoignages d’experts qui sont aussi bien des personnages marquants du mouvement ID que des scientifiques du courant principal dominant. Depuis que l’ID est devenu le principal prétexte à l’introduction du créationnisme dans les classes de science, le cœur du projet de l’ID a été de faire passer la doctrine pour une plausible alternative laïque équivalente à la science dominante. Les partisans de l’ID tentent fréquemment d’enrôler les partisans des théories de Thomas Kuhn pour défendre leur cause, argumentant que l’ID constitue un changement révolutionnaire de paradigme dans l’approche des sciences naturelles, analogue au développement de la théorie du Big Bang en cosmologie. Le problème avec cette argumentation, est que l’ID, dans ses propres termes, rejette la structure fondamentale de la pratique et de la théorie de la science moderne, une structure définie à chaque étape par un naturalisme méthodologique. Dans l’arrêt Kitzmiller, le juge Jones a méticuleusement décrit dans quelle mesure les partisans de l’ID rejettent les plus basiques prémisses de l’entreprise scientifique moderne, en insistant sur le fait que les explications surnaturelles doivent maintenant compter pour la science, à côté d’enquêtes basées sur des faits naturels que Kuhn et d’autres philosophes de la science considèrent comme des changements de paradigme périodiques et radicaux dans le direction de la recherche scientifique. Etendre la conception actuelle de la science pour inclure des explications surnaturelles, non remises en cause et non vérifiables, à des phénomènes naturels, pourrait être décrit comme un changement de paradigme, mais il ne s’agit pas vraiment du type de changement que Thomas Kuhn avait en tête. A la fin de sa démonstration, le juge Jones a joliment résumé le témoignage des experts : « l’ID est au mieux une science à la marge, qui n’a acquis aucune approbation au sein de la communauté scientifique ». Cette conclusion ne vient pas surprendre la communauté scientifique dominante. L’ID n’a produit aucune théorie vérifiable, aucune recherche indépendante, aucune découverte significative, et rien d’importance pour ceux qui se trouvent hors de la communauté religieuse, qui, quant à elle prend en compte les prémisses théologiques de l’ID. Le juge Jones a rendu un grand service en détaillant les différentes raisons de l’échec de l’ID en tant que science. Après l’arrêt Kitzmiller, l’effort de l’ID pour repositionner le créationnisme comme une science sérieuse est effectivement mort. L’implication claire de cette position est que les tentatives d’introduire l’ID dans les programmes scolaires des écoles publiques seront toujours inconstitutionnelles, sans tenir compte de savoir si ces tentatives sont accompagnées d’affirmations peu ingénieuses d’un objectif laïc par les autorités éducatives compétentes. La troisième caractéristique de l’avis du juge Jones est son ton. Le juge Jones a prononcé de très dures conclusions sur les efforts du conseil de l’école de Dover pour présenter l’ID comme une science. Selon le juge, « l’ineptie sidérante de la décision du conseil est évidente si on la considère contre la toile de fond factuelle qui a dorénavant été pleinement révélée par ce procès ». Les efforts du conseil de l’école ont abouti à « un total gâchis des ressources monétaires et en personnel. » Les mêmes conclusions vont s’appliquer à tout autre conseil d’école séduit par le projet ID. Bien que ces déclarations du juge aient été critiquées par les partisans de l’ID, il est vrai que pour la première fois, un juge a énoncé à titre formel ce que la communauté scientifique savait dès le départ : les demandes de l’ID visant à obtenir une légitimité scientifique ne constituent pas seulement une imposture (comme la Cour Suprême l’avait auparavant décrit dans un précédent débat) mais aussi une arnaque. L’un des passages les plus amusants du procès Kitzmiller fut lorsque Michael Behe, un fidèle partisan de l’ID a expliqué pendant un contre interrogatoire, qu’on devait considérer l’astrologie comme une science eu égard aux préceptes de l’ID. A ce moment du témoignage, les efforts déployés par l’ID pour être considéré comme une authentique science, échouent effectivement. Si nous devions retenir quelque chose de l’arrêt Kitzmiller, c’est que nous devrions arrêter de prendre au sérieux les débats basés sur l’ID et le créationnisme, en dehors de leur contexte théologique. La Terre n’est pas plate, la lune n’est pas faite de fromage vert, l’astrologie n’est pas une science, l’ID n’a pas sa place dans une classe de science, et nous devrions arrêter de prétendre que quelques unes de ces propositions valent la peine d’un débat sérieux. |
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