1) Title :
Disappointment with US over world court
2) Author :
Kate Kelland
3) Source :
London reuters 07/01/2002
4) Translator : Céline Scotto
5) Date of translation : January 25, 2003
6)
Titre : Les déceptions avec les
Etats-Unis à propos de la Cour Internationale de justice
Déceptions
avec la Cour Internationale de justice des Etats-Unis.
Londres : Le
gouvernement dit qu’ il est déçu par la menace des Etats-Unis contre une
mission de l'ONU lors d’une dispute à propos de la nouvelle Cour Criminelle
Internationale et a dit qu’il utiliserait ses relations étroites pour essayer
de changer la position de Washington.
Le
ministre des Affaires Etrangères Jack Straw a dit que le refus américain de
soutenir la Cour Criminelle Internationale, qui est entré en vigueur lundi, était
"une affaire grave".
"Nous
ne partageons pas leur avis", a-t-il dit à la radio sur les ordres de la
B.B.C. .
Les discussions visant à
changer la position de Washington sur la Cour continuent, a-t-il dit, et que la
Grande-Bretagne allait utiliser sa proximité avec Washington pour pousser ces
pourparlers.
"Ce dans quoi nous
sommes impliqués est une conversation très détaillée et active avec les
Etats-Unis, pour essayer d'apaiser leurs craintes," a-t-il dit.
Dimanche,
les Etats-Unis ont mis leur veto à une résolution du Conseil de Sécurité des
Nations Unies qui prolonge le mandat de la formation d’une équipe
d’entraînement des polices des Nations Unies après que sa demande pour placer
le personnel américain hors d’atteinte de la Cour internationale pour les
crimes de guerre ait été rejetée.
Les Etats-Unis ont
renforcé, plus tard, une deuxième résolution maintenant la mission jusqu'à 0400
GMT (5h00 du matin, heure britannique) jeudi.
Le Premier Ministre Tony
Blair, qui a mis les relations avec Washington au coeur de l’ ordre du jour de
sa politique extérieure, a refusé de critiquer le gouvernement du Président
George W. Bush.
"Je comprends
totalement les inquiétudes des Etats-Unis d'Amérique, elles sont parfaitement
légitimes", a-t-il dit à propos des demandes américaines pour l'immunité
de son propre personnel.
"Notre avis cependant
est qu'ils se sont rencontrés d’après ... les contraintes qui pèsent sur le
développement de la Cour internationale," a-t-il dit au Parlement.
L’ONG des droits de
l'homme, l’Amnesty International, basée à Londres a dit qu’il a été troublé par
la position des Etats-Unis. "Cette position sape l'intégrité du système
international de justice dans son ensemble", a dit un porte-parole.
Le secrétaire du
Développement International Claire Short a aussi critiqué la position longtemps
tenue par Washington contre la Cour Criminelle Internationale, disant que
c'était "une énorme déception".
RAPPORT SPÉCIAL DANS L’
ENNUI ?
Mais
malgré le fait que l’arrière-fond du conflit à propos du réchauffage
planétaire, des tarifs douaniers sur
l'acier et le Moyen-Orient détériore déjà le « rapport spécial »
Anglo-américain, Blair et Straw ont minimisé les rumeurs d’un croissant
désaccord transatlantique.
Malgré
le désaccord occasionnel, Blair a dit que les liens américains sont restés
"la pierre de la base" de la politique étrangère britannique.
Blair,
qui aime se considérer comme pont entre l'Europe et les Etats-Unis, a promis
d'être debout "côte à côte" avec Bush après les attentats par le
détournement d’avion de ligne du 11 septembre, mais a trouvé que l'alliance
avait été mise à l’épreuve dans les récentes semaines.
Cette
dernière discussion vient après un rare désaccord public la semaine dernière à
propos du rôle du leader palestinien Yasser Arafat quand Blair a refusé de
soutenir l’appel de Bush à Arafat pour
qu’il soit démis du pouvoir de ses fonctions. Au lieu de cela, Blair a
dit qu'il appartenait aux Palestiniens eux-mêmes de choisir qui devrait les
diriger.
Le désaccord est aussi
indicatif de plus larges désaccords entre Washington et l'Union européenne -
plus particulièrement sur le rejet américain du protocole de Kyoto combattant
le réchauffage planétaire et sur les tarifs imposés par Washington sur les
importations d'acier.