Lafosse
Aurélie MAP
Traduction
Anglais/Français
La crise de la dette internationale
La
crise de la dette commença dans le milieu des années 70 quand beaucoup des pays
membres de l’Organisation des Pays
Exportateurs de Pétrole amassèrent énormément de richesses. Les banques
s’empressèrent de prêter des millions de dollars aux nations de l’Organisation
des Pays Exportateurs de Pétrole aussi bien qu’aux autres pays en
développement. Ces pays empruntèrent de grosses sommes d’argent à des taux
d’intérêts bas mais flottants.
En
résultat de l’irresponsabilité à la fois des gouvernements créditeurs et
débiteurs (ex : corruption, projets privés bénéficiant uniquement aux
riches…), les pays n’utilisèrent pas l’argent à des investissements
productifs ; au lieu de ça, ils dépensèrent ces nouveaux dollars en
consommation immédiate. En conséquence, ces gouvernements accumulèrent les
dettes et refusèrent de rembourser leurs prêts. Les aristocrates contrôlèrent
le gouvernement pendant que les pauvres n’avaient pas la parole sur ces
questions de prêt, ceux-ci ne leur bénéficièrent pas non plus.
Ces
prêts à taux variables explosèrent au début des années 80 quand les Etats-Unis
essayèrent de réduire l’inflation en mettant en vigueur des politiques
monétaires de rigueur. L’administration Reagan fit tout cela en diminuant aussi
au même moment le taux d’imposition sur le revenu américain. Dans le monde, les
prix des matières premières baissèrent nettement, signifiant que les pays
pauvres avaient également moins d’argent pour rembourser leurs dettes. Par
exemple, et le Mexique et le Brésil furent presque défaillants dans leurs
remboursements et demandèrent encore plus de prêts et autres aide venant de
l’étranger. Selon la loi internationale, il n’y avait (et il n’y a toujours pas)
de possibilités pour ces pays pauvres de déclarer la banqueroute.
Les
banques commerciales, en accord avec les gouvernements, se délivrèrent de leurs
propres situations et prévinrent la défaillance. Cependant, beaucoup de pays en
développement furent abandonnés avec des dettes colossales, et, en
conséquences, ne purent pas obtenir des prêts supplémentaires. Comme elles
n’avaient nulle part où se tourner, ces nations ont dû lourdement dépendre de
la Banque Mondiale ou le Fond Monétaire International (FMI).
Le
FMI exigea des « programmes d’ajustement structurel » dans ces pays.
Les gouvernements débiteurs durent accepter d’imposer des programmes
économiques très stricts à leurs pays dans le but de modifier l’échéancier de
leur dette ou d’emprunter plus d’argent. Formulé simplement, les pays durent
sabrer dans leurs dépenses pour réduire leur dette et stabiliser leur monnaie.
Les gouvernements limitèrent leurs coûts en coupant dans les dépenses sociales
(ex : éducation, santé, services sociaux…), en dévaluant la devise
nationale (via la baisse des gains à l’exportation et la hausse des coûts à
l’importation), en créant des limites strictes aux subventions pour la
nourriture, en diminuant le nombre d’emplois et les salaires des travailleurs
(surtout pour les travailleurs des industries et des services du gouvernement),
en prélevant sur l’agriculture de subsistance pour une exploitation des
récoltes en vue d’une exportation à grande échelle et en promouvant la
privatisation des industries publiques.
La plupart des pays ont expérimenté le traumatisme économique d’une récession
et souvent d’une dépression, et les plus pauvres des pauvres ont été le plus
affectés.